Table Of ContentMaurice MERLEAU-PONTY [1908-1961]
Philosophefrançais,professeurdephilosophie
àl’UniversitédeLyonpuisauCollègedeFrance
(1947)
Humanisme et terreur.
Essai sur le problème communiste
UndocumentproduitenversionnumériqueparPierrePatenaude,bénévole,
Professeurdefrançaisàlaretraiteetécrivain,Chambord,Lac—St-Jean.
Courriel:[email protected]
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MauriceMerleau-Ponty,Humanismeetterreur.Essaisurleproblèmecommuniste.(1960) 2
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Cetteéditionélectroniqueaété réaliséeparPierre Patenaude,bénévole,
professeurdefrançais àlaretraiteet écrivain,
Courriel : [email protected]
àpartirde:
MauriceMERLEAU-PONTY
Humanisme et terreur.
Essai sur le problème communiste
Paris : Les Éditions Gallimard, 13e édition, 1947, 209 pp. Collection: les es-
sais, XXVII.
Polices decaractères utilisée:
Pourletexte: Times NewRoman,12points.
Pourles citations : Times NewRoman,12points.
Pourles notes debas de page: Times NewRoman,10points.
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2008pourMacintosh.
Miseenpagesurpapier format : LETTREUS,8.5’’x 11’’.
Édition numérique réalisée le 27 décembre 2015 à Chicoutimi,
VilledeSaguenay,Québec.
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Maurice MERLEAU-PONTY [1908-1961]
Philosophefrançais,professeurdephilosophie
àl’UniversitédeLyonpuisauCollègedeFrance
Humanisme et terreur.
Essai sur le problème communiste
Paris : Les Éditions Gallimard, 13e édition, 1947, 209 pp. Collection: les essais,
XXVII.
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HUMANISME ET TERREUR
ESSAI SUR LE PROBLÈME COMMUNISTE
PAR M. MERLEAU-PONTY
LES ESSAIS XXVII
GALLIMARD
Treizième édition
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DU MÊME AUTEUR
PHÉNOMÉNOLOGIEDELAPERCEPTION (Bibliothèque des idées).
ÉLOGEDELAPHILOSOPHIE.
LESAVENTURESDELADIALECTIQUE.
Chez d'autres éditeurs :
LASTRUCTUREDUCOMPORTEMENT (Presses universitaires de
France).
SENSETNON-SENS (Nagel).
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[209]
Table des matières
Préface [VII]
Première Partie
LA TERREUR. [1]
Chapitre I. — Les dilemmes de Kœstler [3]
Chapitre II. — L'ambiguïté de l'histoire selon Boukharine [27]
Chapitre III. — Le rationalisme de Trotsky [76]
Deuxième Partie
LA PERSPECTIVE HUMANISTE. [107]
Chapitre I. — Du Prolétaire au Commissaire [109]
Chapitre II. — Le Yogi et le Prolétaire [161]
Conclusion [195]
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[VII]
Humanismeet terreur.
Essai sur leproblèmecommuniste
PRÉFACE
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[VIII]
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[IX]
On discute souvent le communisme en opposant au mensonge ou à
la ruse le respect de la vérité, à la violence le respect de la loi, à la
propagande le respect des consciences, enfin au réalisme politique les
valeurs libérales. Les communistes répondent que, sous le couvert des
principes libéraux, la ruse, la violence, la propagande, le réalisme
sans principes font, dans les démocraties, la substance de la politique
étrangère ou coloniale et même de la politique sociale. Le respect de
la loi ou de la liberté a servi à justifier la répression policière des
grèves en Amérique ; il sert aujourd'hui même à justifier la répression
militaire en Indochine ou en Palestine et le développement de l'empire
américain dans le Moyen-Orient. La civilisation morale et matérielle
de l'Angleterre suppose l'exploitation des colonies. La pureté des
principes, non seulement tolère, mais encore requiert des violences. Il
y a donc une mystification libérale. Considérées dans la vie et dans
l'histoire, les idées libérales forment système avec ces violences dont
elles sont, comme disait Marx, le « point d'honneur spiritualiste », le
« complément solennel », la « raison générale de consolation et de
justification » 1.
[X]
La réponse est forte. Quand il refuse de juger le libéralisme sur les
idées qu'il professe et inscrit dans les Constitutions, quand il exige
qu'on les confronte avec les relations humaines que l’État libéral éta-
blit effectivement, Marx ne parle pas seulement au nom d'une philo-
sophie matérialiste toujours discutable, il donne la formule d'une
étude concrète des sociétés qui ne peut être récusée par le spiritua-
lisme. Quelle que soit la philosophie qu'on professe, et même théolo-
gique, une société n'est pas le temple des valeurs-idoles qui figurent
au fronton de ses monuments ou dans ses textes constitutionnels, elle
1 Introduction à la Contribution à la Critique de la Philosophie du Droit de
Hegel,éd.Molitor,p.84.