Table Of ContentRUDOLF STEINER
LA VIE ENTRE LA MORT
ET UNE
NOUVELLE NAISSANCE
En Relation avec
Les réalités Cosmiques
10 conférences faites à Berlin
du 5 novembre 1912
au 1er avril 1913
Éditions Anthroposophiques Romandes
Éditions Anthroposophiques Romandes
11, rue Verdaine, 1204 Genève/Suisse
1986
Traduction faite d’après un sténogramme non revu par
l’auteur.
L’édition originale porte le titre :
Das Leben zwischen dem
Tode und der neuen Geburt im
Verhältnis zu den kosmischen Tatsachen
Bibliographie GA N° 141, 4e édition
© 1986. Tous droits réservés by
Éditions Anthroposophiques Romandes
Traduction autorisée par la
Rudolf Steiner-Nachlass-verwaltung
Dornach/Suisse
TABLE DES MATIÈRES
Première conférence, Berlin 5 novembre 1912
Le besoin de vérité, qui est la base des études
anthroposophiques, est ce qui mène à comprendre et à
ressentir le monde spirituel. L’année 1899. La nature des
vocations intérieures avant et après. De notre calme dépend
notre activité dans le monde spirituel. Les expériences
douloureuses de l’initiation. La connaissance spirituelle et la
compréhension des chefs d’œuvres, fondement de la morale.
Édification du karma. De la solitude ou de la compagnie des
âmes après la mort.
Deuxième conférence, 19 novembre 1912
L’éveil de la conscience du Moi, chez l’enfant qui se heurte
au monde extérieur, chez l’adulte qui se heurte à lui-même.
L’action destructrice de la conscience sur les corps. L’action
régénératrice venant des astres. Sur terre, nous ne pouvons,
par la conscience, réparer que les désordres du Moi. Après la
mort, l’essence de l’homme gagne peu à peu toutes les sphères
planétaires ; l’initié y vit dès ce bas monde. Les sphères de la
Lune, de Mercure et de Vénus. La traversée de la sphère
solaire est influencée par l’attitude qu’on a eue sur terre
envers le Mystère du Golgotha. Rencontre avec le Christ et
Lucifer. Régénération des corps éthériques dans la sphère du
Soleil.
Troisième conférence, 3 décembre 1912
L’Anthroposophie, un pont vers les morts. La conscience
astrale nous révèle les lois du karma, le monde de ce qui se
réalise et de ce qui demeure à l’état de possible. Celui-ci
compose autour de nous une aura de forces qui se réunissent
mais n’aboutissent à rien sur le plan physique. Si nous en
prenons conscience, nous comblons l’abîme entre le monde
physique et le monde spirituel. Les habitudes de pensée
matérialistes attachent trop étroitement l’âme au corps. Le
Moi et le corps astral sont nés de l’espace solaire et
n’appartiennent pas à la terre. Ils se libèrent pendant le
sommeil. La compréhension de notre nature humaine nous
révèle nos liens avec le monde des étoiles. Le Christ, le grand
Être solaire, nous rend le sentiment de ce lien, perdu depuis
quatre siècles.
Quatrième conférence, 10 décembre 1912
La veille et le sommeil. Nous recevons des étoiles, après la
mort, les forces qui édifient notre prochaine existence. De
toute la périphérie du zodiaque, nous contemplons, comme un
centre, notre propre être. L’aura d’un homme endormi : la
partie inférieure se condense, la partie supérieure s’éclaire ;
elle aspire les forces des étoiles et en régénère la partie
inférieure. Transformations de la vie psychologique au cours
des différentes époques. L’anthroposophie permet de
retrouver consciemment les états de communion avec
l’univers qu’a connus le primitif, et de les transmuer en forces
vivantes.
Cinquième conférence, 22 décembre 1912
La mission du Bouddha. La courbe d’évolution dans tous les
mondes. Involution de la planète Mars jusqu’aux XVe et
XVIe siècles. Nicolas de Cuse et Copernic. La science moderne
est le résultat des influences décadentes de Mars. La mission
de Christian Rose-Croix. La reprise d’évolution sur Mars grâce
au sacrifice du Bouddha, qui peut donner aux âmes, entre la
mort et une nouvelle naissance, ce qui forme le contrepoids du
matérialisme et qui permet l’union avec l’impulsion du Christ.
Sixième conférence, 7 janvier 1913
Le mystère du Saint Graal. L’enseignement de la
réincarnation et du karma, ajouté à l’enseignement des Rose-
Croix, en raison des rapports de l’homme moderne avec
l’univers. Le véritable Moi, que les Esprits de la Forme ont
donné à l’homme et qui lui a conféré la ligne verticale, les
facultés de marcher, de parler et de penser. La conscience de
ce Moi dans l’homme est indispensable à son immortalité.
L’action des esprits lucifériens. À l’état de veille, l’homme
moderne n’a conscience que de son Moi représentatif. Le
véritable Moi renaît après la mort dans les forces qui de
l’intérieur ont poussé l’homme à marcher, à construire la
langue, à modeler le cerveau.
Septième conférence, 14 janvier 1913
Les phénomènes de la croissance dans l’homme. La
croissance se heurte à un autre principe qui l’arrête.
L’importance de cette connaissance pour l’éducateur.
Comment est apparue peu à peu dans l’évolution ce qu’on
appelle l’opinion publique. La distinction faite par Saint Paul
entre le premier Adam et l’Adam supérieur, le Christ. La force
qui libère l’homme de l’opinion publique. L’instauration du
règne du Bouddha dans la sphère de Mars rétablit la balance
avec les courants sous-humains de l’opinion publique.
Huitième conférence, 11 février 1913
L’homme concentre en lui les plus grands secrets de
l’existence. Les règnes naturels sont faits des restes de
l’évolution passée. Dans le sommeil conscient, nous
contemplons ce qui crée l’homme et le soutient. Les conditions
de la vie intérieure naissent des phénomènes de destruction
qui se produisent dans l’organisme humain. Tout ce que nous
avons contemplé sur terre nous apparaît renversé après la
mort. Nous contemplons le monde des devenirs, des secrets
divins, le temple du corps, le mystère des nombres. La
décadence de la terre et l’appauvrissement de la vie
intérieure. L’anthroposophie lutte contre ces phénomènes au
moyen d’idées cosmiques.
Neuvième conférence, 10 mars 1913
Le passage, conscient ou non, de l’âme à travers les mondes
supérieurs après la mort. La nécessité de s’y préparer pendant
l’incarnation terrestre. La vie sur terre et la vie dans l’au-delà
s’enchaînent l’une l’autre comme la cause avec l’effet. Dans
l’au-delà, les âmes peuvent être au service de forces
bienfaisantes ou nuisibles. Les liens personnels que nous avons
noués sur terre prolongent leur effet. Quelques cas
d’exception.
Dixième conférence, 1er avril 1913
Les degrés de la vie dans le kamaloca et la région du monde
de l’âme jusqu’à la sphère solaire. Le pays de l’esprit : les
régions de Mars, Jupiter, Saturne. La quatrième région qui est
au-delà du système planétaire. Le courant du progrès humain
qui vient d’au-delà de Saturne et qui, pour l’évolution, trouve
son centre de gravité dans le Mystère du Golgotha. De la mort
sur le Golgotha date la naissance de l’âme de la terre.
Notes
Œuvres de Rudolf Steiner disponibles en langue française
AVIS AU LECTEUR
Au sujet de ces publications privées, Rudolf Steiner
s’exprime de la manière suivante dans son autobiographie
« Mein Lebensgang » (chapitres 35 et 36, mars 1925) :
« Le contenu de ces publications était destiné à la
communication orale, non à l’impression (…). Nulle part il n’est
rien dit qui ne soit uniquement le résultat de l’anthroposophie,
qui est en train de s’édifier. (…) Le lecteur de ces publications
privées peut pleinement les considérer comme une expression
de l’anthroposophie. C’est pourquoi on a pu sans scrupule
déroger à l’usage établi qui consistait à réserver ces textes aux
membres. Il faudra seulement s’accommoder du fait que dans
ces sténogrammes, que je n’ai pas revus, il se trouve des
erreurs.
On ne reconnaît la capacité de juger du contenu d’une telle
publication privée qu’à celui qui remplit les conditions
préalables à un tel jugement. Pour la plupart de ces
publications figurent au moins parmi ces conditions la
connaissance de l’enseignement anthroposophique sur
l’homme et le cosmos et celle de l’histoire selon
l’anthroposophie, telle qu’elle découle des communications
provenant du monde de l’esprit ».