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DOCTEUR DE L’UNIVERSITÉ DE GRENOBLE
Spécialité : Sciences de Gestion
Arrêté ministériel : 7 août 2006
Présentée par
Sandra DUBOULOZ
Thèse dirigée par Rachel BOCQUET et Caroline MOTHE
préparée au sein du Laboratoire IREGE
dans l'École Doctorale SISEO
L’innovation organisationnelle :
antécédents et complémentarité
Une approche intégrative appliquée au
Lean Management
Thèse soutenue publiquement le 26 novembre 2013,
devant le jury composé de :
Madame Rachel BOCQUET
Professeur des Universités, Université de Savoie, Directrice de thèse
Madame Sandra CHARREIRE-PETIT
Professeur des Universités, Université Paris Sud XI, Rapporteur
Monsieur Fariborz DAMANPOUR
Professeur, Rutgers Business School, Etats Unis, Suffragant
Monsieur Frédéric LE ROY
Professeur des Universités, Université de Montpellier 1 et Groupe Sup de Co
Montpellier Business School, Suffragant
Madame Caroline MOTHE
Professeur des Universités, Université de Savoie, Directrice de thèse
Madame Isabelle ROYER
Professeur des Universités, IAE Lyon, Université Jean Moulin, Lyon 3,
Rapporteur
Université Joseph Fourier / Université Pierre Mendès France /
Université Stendhal / Université de Savoie / Grenoble INP
L’UNIVERSITE DE SAVOIE N’ENTEND DONNER AUCUNE APPROBATION NI IMPROBATION AUX OPINIONS
EMISES DANS CETTE THESE : CES OPINIONS DOIVENT ETRE CONSIDEREES COMME PROPRES A LEUR AUTEUR.
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« J'ai des doutes
Est-ce-que vous en avez ?
Des doutes, des idées
Des rêves de douceur, éveillée
Le goût du danger
Des routes à prendre ou à laisser
J’ai des doutes
Est-ce-que vous en avez ? »
Alain Bashung,
Le Secret Des Banquises, Bleu Pétrole, 2009
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Remerciements
Au moment de finir ce premier voyage dans le monde de la recherche, dont cette thèse
est l’aboutissement mais aussi la porte ouverte sur des ailleurs, je tiens à exprimer mes
plus profonds remerciements à toutes les personnes qui m’ont accompagnée un bout de
chemin ou tout au long de ce sinueux chemin que représente le parcours du doctorant.
Durant ces trois années et quelques mois, j’ai ressenti la confiance, l’exigence mais aussi
la bienveillance de mes directrices de thèse, les Professeurs Rachel Bocquet et Caroline
Mothe. Elles ont cru en mes capacités, avant de parvenir à m’en convaincre, ont accepté
mes choix et m’ont accompagnée dans leur concrétisation. J’ai beaucoup apprécié
l’autonomie qu’elles m’ont accordée, les défis qu’elles m’ont rapidement poussée à relever,
leur soutien et leurs précieux conseils à différentes étapes. Enfin, au-delà d’un simple
encadrement, j’ai aussi eu le sentiment de bénéficier d’un apprentissage rare lors de notre
étroite collaboration avec Rachel Bocquet sur plusieurs projets. Qu’au travers de ce
document, je puisse leur témoigner ma plus profonde gratitude.
Je tiens aussi à remercier vivement le Professeur Fariborz Damanpour qui m’a
accueillie au sein de la Rutgers Business School (Newark, New-Jersey, United States) et qui
m’a fait bénéficier d’un véritable parrainage dans le monde international de la recherche.
Son perfectionnisme, sa rigueur, ses remarques aiguisées, mais toujours constructives et
son humanité m’ont aidée à développer de nouveaux horizons de recherche. Je le remercie
également pour la reconnaissance et la confiance qu’il m’a accordées en m’invitant à
collaborer avec lui dans des projets de recherche et en acceptant de faire partie de mon
jury de thèse.
Je souhaite également remercier les Professeurs Sandra Charreire-Petit, Isabelle Royer,
et Frédéric Le Roy qui me font l’honneur de participer à mon jury de thèse et plus
particulièrement les rapporteurs, les Professeurs Sandra Charreire-Petit et Isabelle Royer
pour le temps consacré à la lecture et à l’évaluation de ce travail, et dont les remarques et
commentaires seront, sans nul doute, des sources d’enrichissements pour mes travaux à
venir.
Evidemment, ce travail n’aurait pu se faire sans l’engagement financier de Thésame,
suivi dans ce projet par l’Association des Pays de Savoie. Je tiens, à cet effet, à remercier
Sylvain Zanni, ancien Directeur du CRITT, que j’ai rencontré sur d’autres bancs
universitaires et avec qui nous avons partagé nos projets, de thèse pour ma part, et
d’accompagnement des entreprises pour la sienne. Lors de mes recherches de
financement, au cours du Master recherche, il m’a mis en contact avec Cécile Déchand,
Directrice du pôle performance au sein de Thésame, qui a cru en mon projet de recherche,
notamment parce qu’il était en phase avec certaines de ses préoccupations, et qui s’est
montré compréhensive, patiente mais déterminée lors de mes doutes au moment de
remettre en question ma première vie professionnelle pour me remettre en danger dans
cette nouvelle aventure. Qu’elle en soit ici de tout cœur remerciée.
Ce travail n’aurait pas non plus pu se faire sans l’excellent accueil des six entreprises
qui ont accepté de m’ouvrir leurs portes, et la participation de leurs salariés, qui, pour
certains ont été très surpris que leurs commentaires et avis puissent avoir une quelconque
valeur. Que ces entreprises et leurs salariés, restés dans l’anonymat, en soient encore
remerciés ici.
Au sein de l’IREGE, les séminaires de recherche des pôles « Innovation et Réseaux » et
« Ressources Humaines et travail » aujourd’hui regroupés dans le pôle « Innovation et
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Développement des Organisations », ainsi que les ateliers d’écriture, auxquels nous avons
souhaité redonner vie ces dernières années avec Céline Desmarais, ont aussi constitué de
véritables lieux d’apprentissage et de partage, très enrichissants et constructifs pour mes
travaux. Merci à tous ceux, organisateurs, participants fidèles ou ponctuels, qui les font
vivre.
Je remercie aussi les évaluateurs anonymes et autres chercheurs qui, aux détours de
colloques, ateliers doctoraux ou échanges plus informels, m’ont permis d’améliorer mes
travaux et les articles qui composent certains des chapitres de ma thèse.
Ce voyage aurait été beaucoup plus difficile sans l’auberge espagnole qu’a souvent
représentée pour moi la salle des doctorants de l’IREGE, voire l’IREGE dans son ensemble.
J’exprime ici mes plus sincères remerciements à tous mes collègues du laboratoire pour
leurs précieux conseils et leurs encouragements. Je pense notamment à Mareva Sabatier,
Céline Desmarais, Anne Bartel, Catherine Puthod, Arnaud Bichon et Sébastien Brion. Je
pense aussi au Professeur Jean Moscarola dont les paroles ont fait écho tout au long de
mon doctorat, lorsqu’il nous a dit de penser ce parcours comme une chance rare de
développer nos compétences, en techniques de recherche aussi bien qualitatives que
quantitatives, en anglais, langue internationale de la recherche. J’ai continuellement
envisagé ce parcours sous cet angle. Au sein de l’IREGE, l’efficacité et la présence
chaleureuse et enthousiaste de Muriel et Gersende ont aussi beaucoup compté pour moi.
Enfin, merci à mes compagnons de voyage doctorants, futurs doctorants ou « frais »
docteurs qui, par nos fous-rires opportuns ou nos évasions par Bashung portées, au cours
de ces longues journées de travail et de concentration, m’ont donné des bouffées
d’oxygène nécessaires et précieuses : Anne, Sébastien, Guillaume, Caroline, Belinda, Amy,
Etienne, Jeannie, Michaël, Nelson, Dorothée, Anna, Alejandro, Lilyana, Lauriane, Céline,
Jérémy, les « Amandine » , Manel, Maroua, et tous les autres, merci.
Le voyage de thèse conduit à de multiples rencontres, dont certaines sont plus
marquantes que d’autres. Le programme doctoral du CEFAG a été l’occasion de certaines
d’entre elles, riches à tout point de vue. Merci à la promotion CEFAG 2011 et à ceux qui
nous ont concocté deux séminaires d’exception à cette occasion : les Professeurs Xavier
Lecocq et Cédric Lesage. Une autre formation proposée par la FNEGE m’a donné la chance
de faire la connaissance et de partager des affinités avec Alexandra Mauduit qui termine
aussi actuellement son parcours de thèse. Merci à elle pour nos échanges précieux
pendant et après cette formation. Mon séjour à la Rutgers Business School m’a aussi
permis de me lier d’amitié avec Holly Chiu, doctorante du Professeur Fariborz Damanpour,
qui a été mon guide dans Newark et New York et avec qui j’ai partagé de très beaux
moments. Ce séjour m’a aussi donné la chance de participer aux séminaires de recherche
des Professeurs Petra Christmann et Chao Chen qui m’ont impressionnée tant par leur
niveau d’expertise que par leur profonde humanité.
Je tiens également à remercier tous mes collègues de l’IUT d’Annecy, des départements
Techniques de Commercialisation (TC) et Gestion des Entreprises et Administrations
(GEA) pour leur accueil, leur soutien, et les bons moments partagés. Je remercie
notamment Arnaud Bichon pour nos discussions et échanges teintés d’humour et de
moquerie, et pour ses conseils et son soutien, tant dans mes activités d’enseignement que
dans mes travaux de thèse. Merci aussi à Carole, Catherine et Jacques pour leur soutien in
English ! Un profond merci à Gilles Heidsieck et Patrick Landecy, Directeurs de ces deux
départements, qui m’ont fait confiance et ont su trouver le moyen de me proposer, à la
suite de mes trois années de monitorat, un temps partagé entre leurs deux départements,
dans le cadre de mes contrats d’A.T.E.R.
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Enfin, je remercie très très chaleureusement mes amies, Anne, Karine et Céline pour
tous les bons moments passés et à venir. Qu’elles sachent que leur présence et leur amitié
comptent énormément pour moi.
Le soutien de mes parents, voire leur fierté, me portent depuis très longtemps mais
plus encore durant mon parcours de thèse. Merci, merci sincèrement à eux. Je sais qu’ils
sont encore plus soulagés que moi de me voir revenir de ce long voyage. Je remercie
chaleureusement mon père qui a accepté, avec patience, de relire les retranscriptions des
entretiens et une grande partie du manuscrit, à Crinou, une de mes sœurs, pour son
soutien informatique, à Valérie et Fabrice, mon autre sœur et mon frère pour leurs mots
de soutien...et de raillerie. J’ai aussi une pensée pour mon grand-père, parti pour un plus
long voyage encore, dont le regard d’ancien ouvrier des usines SNR, a été chargé d’émotion
et de fierté lors de l’obtention des diplômes de ses petits-enfants. Je n’ai pu m’empêcher
d’avoir une pensée pour lui lors de mes entretiens avec les opérateurs des différentes
usines où je me suis rendue pour une partie de ce travail.
Pour finir, une mention toute particulière pour Gilles, mon compagnon dans la vraie vie
(pour reprendre l’expression fétiche de Anne !), qui accepte et me soutient dans mes choix
bien qu’ils soient parfois bien, bien éloignés des siens. Et puis, bien sûr, une pensée tout à
fait spéciale pour notre plus tendre amour, notre fille, Luna, qui, je l’espère, n’aura pas trop
souffert de mon manque de disponibilité. Je les remercie l’un et l’autre de m’avoir aidée à
me détourner parfois de ma thèse et compte sur Gilles pour nous emmener bientôt faire
d’autres voyages en terres inconnues.
Tous ces remerciements (longs, mais l’occasion se fait rare !) reflètent que la thèse n’est
définitivement pas un voyage en solitaire. Encore merci à tous mes compagnons de voyage
au pays des merveilles de la thèse !
Annecy, le 1er septembre 2013
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Sommaire
Introduction Générale 9
Chapitre 1 – L’innovation organisationnelle : un état de l’art 34
1 L’innovation organisationnelle : deux principales approches – une difficulté terminologique 37
2 L’innovation organisationnelle : caractéristiques, typologie et formes concrètes 48
Synthèse du chapitre 1 68
Chapitre 2 – L’adoption d’une innovation organisationnelle à la lumière de la vision
72
intégrative de l’innovation
1 L’adoption d’une innovation organisationnelle : quelle approche mobiliser? 76
2 L’adoption d’une innovation organisationnelle par l’approche intégrative de l’innovation 98
Synthèse du chapitre 2 128
Synthèse première partie : Proposition d’un modèle conceptuel 130
1 L’innovation organisationnelle : une synthèse 131
2 L’adoption d’une innovation organisationnelle : vers un modèle intégrateur des types
132
d’innovations et de leurs antécédents
Chapitre 3 – Du positionnement épistémologique au choix d’une multi-méthodologie 140
1 Design général de la recherche 143
2 Méthodologie qualitative à travers six études de cas 159
3 Méthodologie quantitative 190
Synthèse du chapitre 3 214
Chapitre 4 – ARTICLE 1 : Pratiques de mobilisation et innovation organisationnelle : une
214
combinaison gagnante
Résumé étendu Article 1 216
Chapitre 5 – ARTCLE 2 : Les barrières à l’innovation organisationnelle 244
Résumé étendu Article 2 246
Chapitre 6 – ARTICLE 3 : Innovation organisationnelle : s’ouvrir pour innover plus ? 280
Résumé étendu Article 3 282
Chapitre 7 – ARTICLE 4 : Complementarity of technological and organizational process
304
innovations
Résumé étendu Article 4 306
Chapitre 8 – Discussion et conclusion générale 336
1 Synthèse des résultats et discussion 338
2 Les apports de la recherche 352
3 Les limites et perspectives 356
Bibliographie 362
Liste des tableaux 388
Liste des illustrations 390
Liste des annexes 391
Annexes 392
Table des matières 433
8
Introduction générale
Introduction Générale
C
es dernières décennies ont été marquées par une remarquable
augmentation des recherches académiques sur le thème de l’innovation.
Dans leur grande majorité, ces recherches ont porté sur différents aspects
de l’innovation technologique. Malgré quelques travaux précurseurs d’ordre exploratoire
(Daft, 1978; Ménard, 1995; Wolfe, 1994), l’intérêt porté à l’innovation organisationnelle
ou managériale, comme objet d’investigation spécifique, débute à la fin des années quatre-
vingt (Kimberly, 1981; Kimberly et Evanisko, 1981; Damanpour, 1987; Damanpour, Szabat
et Evan, 1989; Wolfe, 1994) et se développe ces dix dernières années (Birkinshaw et Mol,
2006; Birkinshaw, Hamel et Mol, 2008; Damanpour et Aravind, 2012a; Ganter et Hecker,
2013; Lam, 2005; Le Roy, Jaouen, Jourdan, 2013; Mol et Birkinshaw, 2009).
Deux principales raisons peuvent expliquer ce développement récent. La première
s’apparente à une reconnaissance tardive du rôle stratégique des innovations
organisationnelles. Pourtant, durant la première moitié du XXème siècle, les innovations qui
ont propulsé les Etats-Unis au premier rang des économies capitalistes étaient d’ordre
organisationnel plus que technologique, impliquant notamment de nouveaux principes
d’organisation de la production et de la distribution (Fagerberg, 2005; Lam, 2005). C’est
aussi une innovation organisationnelle (The Toyota Production System – TPS) qui a permis
à Toyota de devenir un exemple à suivre et de caracoler en tête du classement mondial des
constructeurs automobiles ces dernières années1 (Aoki, 1990; Ohno, 1988).
La seconde explication à l’amplification du nombre de recherches sur l’innovation
organisationnelle est relative au développement de bases de données incluant les
innovations organisationnelles, dont le manque crucial expliquait en partie la pénurie des
recherches sur cet objet d’investigation spécifique (Lam, 2005; Sapprasert et Clausen,
2012). Les enquêtes Community Innovation Survey (CIS), qui prennent appui sur le Manuel
d’Oslo2 et intègrent les innovations organisationnelles depuis 2004, jouent un rôle de
tremplin dans le déploiement des recherches (Battisti et Stoneman, 2010; Evangelista et
Vezzani, 2010; Ganter et Hecker, 2013; Mol et Birkinshaw, 2009; Schmidt et Rammer,
2007; Sempere-Ripoll, 2012). Toutefois, malgré cet essor récent, la recherche sur
1 En 2012, le groupe Toyota redevient le champion du secteur avec 9,74 millions d'unités écoulées, rang qu’il
avait perdu en 2011, mais qu’il détenait auparavant depuis 2008 (Le Huffington Post, 10/05/2013).
2 Le Manuel d’Oslo constitue une source internationale synthétisant les principes directeurs (déterminés de
manière consensuelle par 30 pays européens) relatifs au recueil et à l’interprétation des données sur
l’innovation. Il a intégré l’innovation organisationnelle dans son édition de 2005. Dans ses précédentes
versions, il investiguait le champ de l’innovation dans une perspective purement technologique.
9
Introduction générale
l’innovation organisationnelle est encore qualifiée de balbutiante ou d’embryonnaire
(Damanpour et Aravind, 2012a; Volberda, Van Den Bosch et Heij, 2013).
Dans cette thèse, nous nous concentrons sur ce type particulier d’innovation,
l’innovation organisationnelle, aussi appelée innovation managériale, management ou
administrative (Birkinshaw et al., 2008; Walker, Damanpour et Avellaneda, 2009), mais
sans pour autant l’envisager de manière isolée. Nous appréhendons ce phénomène
complexe qu’est l’adoption3 d’une telle innovation, i.e. le processus par lequel une
entreprise décide d’adopter une innovation, la met en usage et la pérennise, par
l’identification des forces internes et externes capables de l’influencer (antécédents) et de
ses relations avec d’autres types d’innovations, notamment les innovations technologiques
de procédés. Nous privilégions pour cela une perspective dite intégrative de l’innovation,
the integrative view of innovation (Damanpour, 2010). S’appuyant sur la pensée
synthétique (Ackoff, 1999), celle-ci suggère que l’adoption d’une innovation
organisationnelle ne peut être expliquée qu’en prenant en compte les interdépendances
entre ses différents antécédents et les interdépendances avec d’autres types d’innovations.
Aucun consensus sur la définition de l’innovation organisationnelle ne semble
avoir été atteint (Lam, 2005). Pourtant les travaux récents de Birkinshaw et al. (2008) et
Damanpour et Aravind (2012a), ainsi que le retour à la typologie intégrée de l’innovation
de Edquist, Hommen et McKelvey (2001), nous conduisent à la définir comme une
innovation non technologique de procédés comprenant les pratiques, outils, procédés,
techniques et structures organisationnels et managériaux, nouveaux pour l’entreprise qui
les adopte et destinés à améliorer l’efficacité et l’efficience des procédés organisationnels
internes.
1. La genèse de l’objet de notre recherche
Trois principaux constats issus de la littérature et des enquêtes sur l’innovation
ont contribué à l’émergence de notre objet de recherche. Ils se sont traduits par la
formulation de plusieurs questions de recherche qui cristallisent notre projet de recherche
et répondent à des enjeux théoriques et managériaux.
3 Nous nous focalisons sur l’adoption d’une innovation organisationnelle et non sur sa génération par une
entreprise pionnière. Cette distinction fera l’objet d’un développement plus détaillé dans la suite de ce travail.
10
Description:en évidence par les travaux de Ackroyd et Fleetwood (2000), Kowalczyk (2004) et. Mingers (2006). Le réalisme d'une équipe en interne, voire le recours à des acteurs externes, pour piloter sa mise en usage, ce qui explique