Table Of ContentColoscopie virtuelle
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Coloscopie virtuelle
Mickaël Suissa
Radiologue
Institut radiologique de Paris
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velles et de les faire éditer correctement est aujourd'hui menacée.
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Dessins : Carole Fumat
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© 2011, Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
ISBN : 978-2-294-71027-8
Elsevier Masson SAS, 62, rue Camille-Desmoulins, 92442 Issy-les-Moulineaux cedex
www.elsevier-masson.fr
Abréviations
Anaes Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé
CAD aide à la détection assistée par ordinateur
HAS Haute Autorité de santé
HPNCC hereditary non polyposis colorectal cancer
MPR multiplanar reconstruction
PEG polyéthylène glycol
Coloscopie virtuelle
© 2011 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
Préface
L'imagerie fait des progrès fabuleux, la coloscopie virtuelle (CV) ou coloscanner
ne déroge pas à la règle.
L'iconographie présentée dans cet ouvrage est superbe. Un chapitre très techni-
que est consacré aux logiciels de reconstruction. Il est assorti de photographies
où la muqueuse colique apparaît à la manière d'un livre ouvert.
L'ouvrage consacre une large part aux cancers du colon et du rectum, les
plus fréquents des cancers digestifs et le cancer le plus fréquent après le can-
cer du poumon. La population âgée de 50 à 74 ans est amenée à être dépis-
tée pour diagnostiquer la présence d'un adénome colique précurseur du cancer.
Actuellement, le dépistage repose sur la recherche de sang dans les selles, exa-
men répété tous les 2 ans en cas de négativité. Si la recherche de sang dans les
selles est positive, il faut faire une coloscopie qui permet de retirer le ou les adéno-
mes et dans certains cas diagnostiquer un cancer du colon à un stade curable.
Malgré ses imperfections, car ni parfaitement sensible, ni parfaitement spécifi-
que, la recherche de sang dans les selles peu onéreuse, non invasive et qui peut
être répétée reste un examen de dépistage qui a fait sa preuve en terme de
réduction de la mortalité par cancer colorectal.
Ni la coloscopie, ni la CV ne peuvent prétendre être des examens de dépistage,
malgré leur sensibilité élevée pour diagnostiquer les polypes. La coloscopie a
l'avantage par rapport à la CV non seulement de les repérer mais aussi de pou-
voir les enlever. La CV est un peu moins sensible que la coloscopie, mais cet
argument n'est pas rédhibitoire car ce sont les polypes les plus volumineux qui
sont à risque de dégénérer. La CV peut diagnostiquer avec une sensibilté élevée
les cancers du colon et les polypes lorsque leur taille est supérieure à 10 mm.
Dans l'exploration colique, la CV garde des indications certes limitées mais préci-
ses, en particulier lorsque la coloscopie a été incomplète, cas peu fréquent mais
possible, lorsque le patient refuse la coloscopie ou lorsqu'il s'agit d'un patient
ayant des symptômes évocateurs de cancer colique mais qu'il s'agit d'un patient
trop à risque anesthésiste du fait de comorbidités en particulier cardiorespiratoi-
res. La CV a l'avantage par rapport à la coloscopie de découvrir dans certains une
pathologie incidentelle par exemple une tumeur rénale à un stade précoce.
Cet ouvrage devrait réconcilier gastroentérologues et radiologues, la bagarre
entre CV et coloscopie n'étant plus à l'ordre du jour.
Pr C. Buffet
Coloscopie virtuelle
© 2011 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
Introduction
Coloscopie virtuelle
© 2011 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés
2 Introduction
La coloscopie virtuelle, aussi appelée « coloscanner », est une technique d'ima-
gerie scanographique qui visualise la muqueuse colique, permettant la détec-
tion de lésions précancéreuses. Cette technologie, qui a vu le jour il y a une
quinzaine d'années, s'est améliorée proportionnellement aux performances
des scanners et des logiciels associés, de sorte qu'elle constitue aujourd'hui
une exploration fiable et non invasive dans le dépistage des lésions à risque de
cancer colorectal.
Dans cet ouvrage, nous passerons en revue la problématique du cancer colorec-
tal et de son dépistage, avant d'aborder la coloscopie virtuelle.
Enfin, nous étudierons les applications et les indications du coloscanner, et nous
verrons dans quelle mesure cet examen peut s'intégrer dans le dépistage du
cancer colorectal.
CHAPITRE
1
Le cancer colorectal
■■Données épiDémiologiques
■■Données histopathologiques : De l'aDénome au cancer
■■Facteurs De risque
■■lésions colorectales à risque
• Polypes adénomateux
• Cancer colique héréditaire non polypoïde (HNPCC)
• Polypes non adénomateux
■■stratégie De Dépistage Du cancer colorectal
chez les patients à risque
• Rectosigmoïdoscopie
• Coloscopie
• Hemoccult II® (test au gaïac)
• Coloscopie virtuelle
• Stratégie du dépistage
■■conDuite pratique à tenir Dans le Dépistage
• Conduite à tenir générale
• Conduite à tenir pour les polypes de petite taille
• Conduite à tenir pour les polypes plans
■■inDications De la coloscopie virtuelle
• Indications de la Haute Autorité de santé
• Indications en dépistage et diagnostic
Coloscopie virtuelle
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4 le cancer colorectal
Données épiDémiologiques
Le cancer du côlon est le plus fréquent des cancers digestifs et pose de ce fait
un problème majeur de santé publique. Il représente près de 15 % de tous les
cancers (c'est le deuxième cancer après le poumon), et la deuxième cause de
décès par cancer. En France, on recense environ 36 000 nouveaux cas et 15 000
à 16 000 décès par an. Le risque de développer un cancer colorectal au cours de
la vie est estimé à 6 %, et le risque d'en mourir à 2,6 %.
Le dépistage du cancer du côlon suscite un intérêt croissant compte tenu des
possibilités diagnostiques actuelles et de la prise de conscience de la gravité de
cette affection. Plusieurs essais randomisés de dépistage par recherche de sang
occulte dans les selles ont montré que le dépistage du cancer du côlon peut
réduire la mortalité due à ce cancer.
Aux États-Unis, entre 1973 et 1995, l'incidence du cancer colorectal a diminué
de 7 % et la mortalité de 21 %. Ces progrès sont vraisemblablement liés à l'aug-
mentation du dépistage et à l'ablation plus systématique des polypes, ainsi qu'à
l'amélioration des thérapeutiques. Dans la National Polyp Study, étude compor-
tant une vidéocoloscopie avec résection des polypes puis surveillance régulière,
l'incidence du cancer a diminué de 76 à 90 % par rapport à ce qui était attendu
théoriquement, suggérant une corrélation étroite entre polypectomie et réduc-
tion du nombre de cancers.
En France, l'incidence est en constante augmentation (+17 % en 20 ans) ; le
taux de survie relative à 5 ans tous stades confondus au moment du diagnos-
tic est de 57 %, 94 % pour le stade I (encadré 1.1). L'incidence est actuellement
encadré 1.1
classification tnm des cancers colorectaux (lyon 2009).
11e Journée de réflexion sur l'endoscopie digestive
en France, 24 janvier 2009, lyon.
niveau d'infiltration
• Tis : intramuqueux (ou dysplasie de haut grade V4)
• T1 : franchissant la musculaire muqueuse
• T1 sessile ou plan :
– SM1 : < 1000 mm
– SM2 : 1000 mm
– non évaluable
• T1 pédiculé :
– Haggitt 1 : tiers supérieur au-dessus du collet
– Haggitt 2 ou 3 : partie moyenne et inférieure du pédicule sous le collet
– Haggitt 4 : extension à la sous-muqueuse colique
– T2 : Atteignant la musculeuse
– non évaluable