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MYSTÈRES DE LA MAIN
PARIS. - IMPRIMERIE DE J. CLAYE
RUE SAINT-BENOIT, 7.
CHIROMANCIE NOUVELLE
LES
MYSTÈRES DE LA MAIN
Révélés et Expliqués.
ART DE CONNAÎTRE
LA VIE, LE CARACTÈRE, LES APTITUDES
ET LA DESTINÉE DE CHACUN
D'APRÈS LA SEULE INSPECTION DES MAINS
AD. DESBARROLLES
i 0«4
PARIS
DENTU, LIBRAIRE-ÉDITEUR
E.
PALATS-ROYAL, 13, GALERIE D'ORLÉANS
1859
Tous droitsréservés.
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3l
PRÉFACE
Si Tétude dela phrénologie, de la chiromancie et
des sciences qui ont pour but de devinerlecaractère
etles instincts deshommes,d'aprèsleurconformation,
est un passe-temps frivole;
Si elle cesse un instant d'être sérieuse, si ellen'est
qu'une distraction pour des esprits enthousiastes, des
imaginations avides du merveilleux : elle estcondam-
nable, parce qu'elle conduitinfailliblementà la super-
stition et à l'erreur.
Mais si elle est basée sur la vérité, on ne saurait s'y
livrer avec trop d'ardeur, non pas seulement à cause
des avantages matériels qu'elle procure, mais parce
qu'elle est appelée à jouer un rôle important dans
l'éducation de nos enfants, qui sont le progrès dans
l'avenir.
De l'éducation bien ou mal dirigée dépendent, onle
sait, le bonheur ou le malheur de la vie entière. Un
homme bien organisé peut sans doute sortir un jour
t
2 PREFACE.
ou l'autre de la fausse direction oùil a été engagé dans
sajeunesse,maisles hautes intelligences sont rares.
Que nos instincts nous viennent de l'influence des
astres ou non, peu importe pour le moment. En ad-
mettant toute autre cause, il n'en est pas moins vrai
que nousnaissonsavec despenchantsparticuliers,avec
des qualités et des défauts qui sont inhérents à notre
nature. Ces penchants doivent nous conduire à notre
bonheur ou à notre infortune, selon la direction qu'il
nous plaira deleur donner.
Et l'éducation que nous recevrons influera évidem-
ment sur la sagesse plus ou moins grande de cette
direction. Eh bien! si elle a une telle influence sur
le bonheur individuel, et par suite sur le bonheur
général, pourquoi ne chercherait-on pas à l'éclairer,
à l'améliorer par tous les moyens possibles?
Pourquoi n'admettrait-on pas, après un mûr exa-
men., tous les perfectionnementsqui seraientprésentés
et sanctionnés par des preuves?
Le but vaut la peine d'y penser, et le bon sens le
demande.
Mais l'école philosophique n'a pas fait son temps;
elle s'en va sceptique et ergoteuse, elle passe en lais-
sant toutefois le progrès qu'elle a ramassé sur la
PREFACE, 3
route. Elle passe comme le torrent qui se tarit, en
abandonnant dans son lit, au milieu des débris qu'il a
roulés danssa course, des parcelles d'or.
On rit encore de la phrénoiogie, de la chiromancie,
des sciencesoccultes, maison en rit moins déjà, parce
que le jour se fait, parce que tôt ou tard la vérité ar-
rive toujours.
Laissez se perdre Yécho des derniers ricanements
des douteurs quand même, et attendez patiemment.
Grâce àces sciences si décriées,ilviendradestemps
où les hommes ne pourront plus feindre, et seront
obligés de se montrersans masque, parce que le mas-
que ne serviraplus. Etcetemps n'est pas loin.
Ceux qui posséderont et appliqueront ces sciences,
aurontun tel avantagesur les autresdanslecommerce
de la vie, que ceux-ci se lasseront d'être devinés et
s'instruiront à leur tour. Et alors, l'humanité aurafait
en avant un pas immense. Certes, il y aura toujours
des gens qui fermeront les yeux à toute clarté, parce
qu'il y a une classe qui doit être menée, une classe
qui doit fatalement obéir. Mais la lumière se fera si
grande, qu'il leur faudra bien à la longue en prendre
aussi leur part.
Toutefois, il faut l'avouer, la phrénologie, la chiro-
4 PRÉFACE.
mancie, demandent de la complaisance de la part de
ceux dont on veut étudier le caractère; mais pour la
chirognomonie il suffit d'un coup d'oeil.
En s'approchant d'unepersonnedont ilveut sefaire
un protecteur, un ami, Finitié sait déjà comment il
faut s'y prendre pour plaire. S'il a affaire à un en-
nemi, il en connaît le côté vulnérable et il sait d'a-
vance comment il doit être attaqué lui-même.
Mais revenons à notre point de départ.
On n'a pas besoin de ménagements avecunenfant.
Avec lui il n'y a pas de surprise. Pour lui, la phréno-
logie, la chiromancie, la chirognomonie, la physio-
gnomonie même peuvent être consultés à loisir.
Et si ces sciences sont unevérité, si, avecleuraide,
on peut deviner les penchants et les aptitudesdu petit
être qui arrive dans le monde, et développer en les
cultivant dès le principe ces dispositions et ces apti-
tudes, quel service ne lui aura-t-on pas rendu N'eut-
!
il qu'une qualité, une seule! on saura en tirer parti,
et il n'est personne qui n'ait en venant au monde, si-
non des moyens d'attaque au moins des moyens de
défense.
Chacun,même le moinsdoué, a,pourlemoins, une
raison confuse, une intelligence nuageuse, qui ne de-